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<modified>2008-05-10T22:14:22Z</modified>
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		<title>Quand on parle du loup...</title>
		<author>
		<name>Lissadell</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Je devrais un peu paniquer, au niveau des partiels, parce que ça arrive à grands pas et je ne révise pas puisque je fais mes dossiers restant. Mais c&apos;est surtout lundi prochain que ça va être horrible. Six heures d&apos;affilée de partiel sur des cours que je n&apos;ai pas vraiment, parce que je n&apos;ai rien compris ce que disait le prof, ou parce que le cours n&apos;avançait pas.
Je me rends pas bien compte que j&apos;ai eu la moyenne de justesse au premier semestre et que je dois faire gaffe. Je rends de la merde et ne m&apos;inquiète pas. Faut dire qu&apos;aucun prof ne m&apos;a donné mes notes de mi-semestre, alors je ne peux que spéculer, ou ne pas y penser.
En attendant j&apos;aimerais tout finir demain, ce dossier d&apos;atelier d&apos;écriture bien entamé, et surtout faire totalement celui de ciné. Parce que je supporterai pas de ne pas sortir pendant trois jours, lundi faudrait que je m&apos;aère !
Au pire si j&apos;ai fini ça déjà, j&apos;irai réviser ma socio au jardin du Luxembourg. Ou ailleurs.
Vivement que tout ça soit fini, et que je puisse ne me préoccuper que de mon avenir, plus ou moins immédiat.</summary>
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		<issued>2008-05-10T22:14:22Z</issued>
		<modified>2008-05-10T22:14:22Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://delirium.joueb.com"><![CDATA[<font face="trebuchet ms,arial,helvetica,sans-serif">Je devrais un peu paniquer, au niveau des partiels, parce que ça arrive à grands pas et je ne révise pas puisque je fais mes dossiers restant. Mais c'est surtout lundi prochain que ça va être horrible. Six heures d'affilée de partiel sur des cours que je n'ai pas vraiment, parce que je n'ai rien compris ce que disait le prof, ou parce que le cours n'avançait pas.<br />Je me rends pas bien compte que j'ai eu la moyenne de justesse au premier semestre et que je dois faire gaffe. Je rends de la merde et ne m'inquiète pas. Faut dire qu'aucun prof ne m'a donné mes notes de mi-semestre, alors je ne peux que spéculer, ou ne pas y penser.<br />En attendant j'aimerais tout finir demain, ce dossier d'atelier d'écriture bien entamé, et surtout faire totalement celui de ciné. Parce que je supporterai pas de ne pas sortir pendant trois jours, lundi faudrait que je m'aère !<br />Au pire si j'ai fini ça déjà, j'irai réviser ma socio au jardin du Luxembourg. Ou ailleurs.<br />Vivement que tout ça soit fini, et que je puisse ne me préoccuper que de mon avenir, plus ou moins immédiat.</font>]]></content>
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		<title>Who&apos;s fault ?</title>
		<author>
		<name>Lissadell</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Je crois que je vais avoir besoin d&apos;une petite remise en question.
Par exemple, réaliser que des gens peuvent s&apos;intéresser à toi, et non seulement l&apos;inverse.
Comprendre que se reposer sur ses acquis, ça craint, surtout parce que des acquis ça s&apos;entretient.
C&apos;est vrai que je suis un peu euh, triste, de me sentir coupable maintenant, parce que si on y réfléchit, je suis mal depuis le moment où l&apos;état de mon grand-père a commencé à vraiment se dégrader, et ça peut expliquer ma tête ailleurs et toutes ces erreurs amicales que j&apos;ai pu commettre.
Je ne sais pas si je passe mon temps à chialer parce que je suis perdue, parce que je m&apos;en veux de pas agir comme une personne attentive, ou parce que je me mets trop de pression et je ne sais pas comment faire mon deuil. Je crois que tout ça est lié parce que ce qui bloque c&apos;est que je voudrais en parler à des gens, mais que jamais je ne serai capable de parler de ça. L&apos;épisode de Scrubs que j&apos;ai regardé où JD perd son père et les autres savent pas comment lui parler, ben c&apos;est ça. Sauf que je suis celle qui perd quelqu&apos;un mais avec le problème des potes dans la série qui sont incapables de communiquer leurs émotions.

Je crois qu&apos;il faudrait me faire boire.

(Parce que je commence vraiment à me demander si j&apos;arriverai à me sortir la tête hors de l&apos;eau un jour, dans les conditions actuelles.)

</summary>
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		<issued>2008-05-05T22:43:25Z</issued>
		<modified>2008-05-05T22:43:25Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://delirium.joueb.com"><![CDATA[<p><font face="trebuchet ms,arial,helvetica,sans-serif">Je crois que je vais avoir besoin d'une petite remise en question.<br />Par exemple, réaliser que des gens peuvent s'intéresser à toi, et non seulement l'inverse.<br />Comprendre que se reposer sur ses acquis, ça craint, surtout parce que des acquis ça s'entretient.<br />C'est vrai que je suis un peu euh, triste, de me sentir coupable maintenant, parce que si on y réfléchit, je suis mal depuis le moment où l'état de mon grand-père a commencé à vraiment se dégrader, et ça peut expliquer ma tête ailleurs et toutes ces erreurs amicales que j'ai pu commettre.<br />Je ne sais pas si je passe mon temps à chialer parce que je suis perdue, parce que je m'en veux de pas agir comme une personne attentive, ou parce que je me mets trop de pression et je ne sais pas comment faire mon deuil. Je crois que tout ça est lié parce que ce qui bloque c'est que je voudrais en parler à des gens, mais que jamais je ne serai capable de parler de ça. L'épisode de Scrubs que j'ai regardé où JD perd son père et les autres savent pas comment lui parler, ben c'est ça. Sauf que je suis celle qui perd quelqu'un mais avec le problème des potes dans la série qui sont incapables de communiquer leurs émotions.<br /><br />Je crois qu'il faudrait me faire boire.</font></p><p><font face="Trebuchet MS">(Parce que je commence vraiment à me demander si j'arriverai à me sortir la tête hors de l'eau un jour, dans les conditions actuelles.)</font></p>]]></content>
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	<entry>
		<title>Oh putain</title>
		<author>
		<name>Lissadell</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Finalement c&apos;est de se rendre compte que les amis proches ne sont pas là, qui est si douloureux. Je ne parle pas du fait de pas pouvoir compter sur eux, non, je veux dire physiquement, la distance, et tout ça. 
Mes amis vivent un peu partout et... les quelques plus importants sont en Belgique, dans les Alpes ou... juste à Paris. Mais bizarrement c&apos;est pareil. Le fait de pas pouvoir passer à l&apos;improviste, qui gâche tout. De pas se voir tout le temps sans prévoir, de pas pouvoir débarquer par hasard au moment où ça va mal, et écouter ce que l&apos;on ne peut dire qu&apos;à vif.
Oui. Le truc c&apos;est que je suis totalement seule, finalement. Personne ne m&apos;appelle jamais et je ne suis pas sûre d&apos;aimer raconter ma vie au téléphone. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je fais le premier pas vers tout le monde, je prends tout sur moi, la culpabilité, je me dis que c&apos;est de ma faute, toujours. Et j&apos;ai l&apos;impression pour la première fois que... tout cela n&apos;a pas de réciprocité. Je n&apos;en ressens aucune colère, je suis juste triste. 
Vraiment triste.</summary>
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		<issued>2008-05-04T23:26:15Z</issued>
		<modified>2008-05-04T23:26:15Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://delirium.joueb.com"><![CDATA[<font face="trebuchet ms,arial,helvetica,sans-serif">Finalement c'est de se rendre compte que les amis proches ne sont pas là, qui est si douloureux. Je ne parle pas du fait de pas pouvoir compter sur eux, non, je veux dire physiquement, la distance, et tout ça. <br />Mes amis vivent un peu partout et... les quelques plus importants sont en Belgique, dans les Alpes ou... juste à Paris. Mais bizarrement c'est pareil. Le fait de pas pouvoir passer à l'improviste, qui gâche tout. De pas se voir tout le temps sans prévoir, de pas pouvoir débarquer par hasard au moment où ça va mal, et écouter ce que l'on ne peut dire qu'à vif.<br />Oui. Le truc c'est que je suis totalement seule, finalement. Personne ne m'appelle jamais et je ne suis pas sûre d'aimer raconter ma vie au téléphone. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je fais le premier pas vers tout le monde, je prends tout sur moi, la culpabilité, je me dis que c'est de ma faute, toujours. Et j'ai l'impression pour la première fois que... tout cela n'a pas de réciprocité. Je n'en ressens aucune colère, je suis juste triste. <br />Vraiment triste.</font>]]></content>
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		<title>Mise au point</title>
		<author>
		<name>Lissadell</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">De toute façon, un jour, on n&apos;aura plus besoin de s&apos;inquiéter pour moi.
Même si j&apos;aurais aimé m&apos;inquiéter un peu mieux pour toi...



Il vient de me faire pleurer avec ça, ce con.
C&apos;est sorti d&apos;un coup de tonnerre.
J&apos;y pensais dans la voiture, et en fait, je ne sais pas comment affronter ce retour. Les vacances étaient super, j&apos;ai pu m&apos;aérer, en Espagne comme en Bretagne. Je n&apos;ai pas vu trop de monde, et j&apos;avoue avoir fui le peu de copains avec qui j&apos;aurais pu passer du temps.
En Bretagne j&apos;étais un peu perdue, je pouvais pas aller sur la tombe de Tad parce qu&apos;il n&apos;était que provisoirement placé là, sans nom sur la dalle. Je devrais pas avoir besoin d&apos;un endroit pour me recueillir, et pourtant ça a fait que je n&apos;y ai pas vraiment pensé. Résultat c&apos;est hier soir que j&apos;ai soudain pleuré toutes les larmes de mon corps. Sans possibilité d&apos;aller au cimetière ou au bord de la mer, toute seule, pour penser à lui, puisqu&apos;on partait le lendemain matin et qu&apos;il était déjà tard.
Mais ce n&apos;est pas grave, je n&apos;ai pas de regrets.

En fait ce qui m&apos;inquiète, c&apos;est que je suis totalement paumée socialement. Ca fat un mois que j&apos;évite les gens, que je ne sais plus quoi leur dire, que dans la rue je ne vois plus personne alors que d&apos;habitude je suis si attentive que je remarque le moindre détail. 
Je sais pas si je dois m&apos;excuser auprès de L., je ne sais même plus ce que j&apos;ai dit ou fait, dans quel état j&apos;étais. Je crois que je suis allée trop loin, mais que j&apos;étais blessée. Je ne sais plus vraiment pourquoi. Je pense que j&apos;avais besoin de quelqu&apos;un sur qui m&apos;appuyer vraiment, et qu&apos;il n&apos;y avait qu&apos;elle pour ça. Et qu&apos;elle n&apos;a pas vraiment été là. Ou alors je n&apos;ai pas su exprimer que ça m&apos;importait beaucoup de la voir seule à seule, de sentir qu&apos;il y avait quelqu&apos;un pour moi. J&apos;ai apprécié l&apos;attention des M., mais c&apos;était de L. que j&apos;avais besoin, simplement parce que je pensais que c&apos;était mon amie la plus proche. 
Putain.
Ca fait drôle. Je viens de comprendre ce que je viens d&apos;écrire. Je veux dire, je ne savais pas ce qui clochait, pourquoi j&apos;étais si agressive, et je viens de réaliser que c&apos;était juste ça. Je ne me suis pas sentie soutenue par une des personnes les plus importantes pour moi.
Je sais que c&apos;est dur, parce qu&apos;aucun de mes amis n&apos;exprime vraiment ses sentiments avec moi, comme je ne les exprime quasiment jamais en face, alors forcément, on a l&apos;habitude d&apos;être là sans un mot et sans une présence physique, juste dans la tête, mais là ça ne suffisait plus. Et c&apos;était à moi de le faire comprendre, je n&apos;ai rien à reprocher à personne.

Mais peut-être que de comprendre ce qui n&apos;allait pas va me permettre de redémarrer...
J&apos;aimerais me rapprocher de M. et M., profiter pleinement des &quot;soirées pyjama&quot;, voir plus souvent M. aussi (trop de M, je sais, mais je m&apos;y retrouve, merde), peut-être, qu&apos;on apprenne à se confier. Même, savoir dire des choses à L. entre deux boutades et coups de coude, parce que je crois qu&apos;il est un peu le mec que j&apos;aime le plus, en tant qu&apos;ami.
Bref, j&apos;aimerais renouer mes liens sociaux, réapprendre à parler, à rire de tout, à être légère et à vivre pleinement, tout voir, tout entendre, être attentive surtout, parce que je me déteste sinon. Je suis censée être la fille attentive qui comprend, ou du moins qui se met à la place de, et perdre ça c&apos;est me vider entièrement.

</summary>
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		<issued>2008-05-04T16:06:28Z</issued>
		<modified>2008-05-04T16:09:47Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://delirium.joueb.com"><![CDATA[<p><font size="1">De toute façon, un jour, on n'aura plus besoin de s'inquiéter pour moi.<br />Même si j'aurais aimé m'inquiéter un peu mieux pour toi...</font></p><p><font size="1"></font></p><p><font face="trebuchet ms,arial,helvetica,sans-serif" size="2">Il vient de me faire pleurer avec ça, ce con.<br />C'est sorti d'un coup de tonnerre.<br />J'y pensais dans la voiture, et en fait, je ne sais pas comment affronter ce retour. Les vacances étaient super, j'ai pu m'aérer, en Espagne comme en Bretagne. Je n'ai pas vu trop de monde, et j'avoue avoir fui le peu de copains avec qui j'aurais pu passer du temps.<br />En Bretagne j'étais un peu perdue, je pouvais pas aller sur la tombe de Tad parce qu'il n'était que provisoirement placé là, sans nom sur la dalle. Je devrais pas avoir besoin d'un endroit pour me recueillir, et pourtant ça a fait que je n'y ai pas vraiment pensé. Résultat c'est hier soir que j'ai soudain pleuré toutes les larmes de mon corps. Sans possibilité d'aller au cimetière ou au bord de la mer, toute seule, pour penser à lui, puisqu'on partait le lendemain matin et qu'il était déjà tard.<br />Mais ce n'est pas grave, je n'ai pas de regrets.<br /><br />En fait ce qui m'inquiète, c'est que je suis totalement paumée socialement. Ca fat un mois que j'évite les gens, que je ne sais plus quoi leur dire, que dans la rue je ne vois plus personne alors que d'habitude je suis si attentive que je remarque le moindre détail. <br />Je sais pas si je dois m'excuser auprès de L., je ne sais même plus ce que j'ai dit ou fait, dans quel état j'étais. Je crois que je suis allée trop loin, mais que j'étais blessée. Je ne sais plus vraiment pourquoi. Je pense que j'avais besoin de quelqu'un sur qui m'appuyer vraiment, et qu'il n'y avait qu'elle pour ça. Et qu'elle n'a pas vraiment été là. Ou alors je n'ai pas su exprimer que ça m'importait beaucoup de la voir seule à seule, de sentir qu'il y avait quelqu'un pour moi. J'ai apprécié l'attention des M., mais c'était de L. que j'avais besoin, simplement parce que je pensais que c'était mon amie la plus proche. <br />Putain.<br />Ca fait drôle. Je viens de comprendre ce que je viens d'écrire. Je veux dire, je ne savais pas ce qui clochait, pourquoi j'étais si agressive, et je viens de réaliser que c'était juste ça. Je ne me suis pas sentie soutenue par une des personnes les plus importantes pour moi.<br />Je sais que c'est dur, parce qu'aucun de mes amis n'exprime vraiment ses sentiments avec moi, comme je ne les exprime quasiment jamais en face, alors forcément, on a l'habitude d'être là sans un mot et sans une présence physique, juste dans la tête, mais là ça ne suffisait plus. Et c'était à moi de le faire comprendre, je n'ai rien à reprocher à personne.<br /><br />Mais peut-être que de comprendre ce qui n'allait pas va me permettre de redémarrer...<br />J'aimerais me rapprocher de M. et M., profiter pleinement des &quot;soirées pyjama&quot;, voir plus souvent M. aussi (trop de M, je sais, mais je m'y retrouve, merde), peut-être, qu'on apprenne à se confier. Même, savoir dire des choses à L. entre deux boutades et coups de coude, parce que je crois qu'il est un peu le mec que j'aime le plus, en tant qu'ami.<br />Bref, j'aimerais renouer mes liens sociaux, réapprendre à parler, à rire de tout, à être légère et à vivre pleinement, tout voir, tout entendre, être attentive surtout, parce que je me déteste sinon. Je suis censée être la fille attentive qui comprend, ou du moins qui se met à la place de, et perdre ça c'est me vider entièrement.</font></p>]]></content>
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		<title>Il était temps</title>
		<author>
		<name>Lissadell</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Je pars en Espagne.
Puis en Bretagne.
Donc euh, see you dans deux semaines, babies.

</summary>
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		<issued>2008-04-19T10:37:50Z</issued>
		<modified>2008-04-19T10:37:50Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://delirium.joueb.com"><![CDATA[<p><font face="trebuchet ms,arial,helvetica,sans-serif">Je pars en Espagne.<br />Puis en Bretagne.<br />Donc euh, see you dans deux semaines, babies.</font></p>]]></content>
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		<title>Psycho</title>
		<author>
		<name>Lissadell</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Depuis quelques jours je suis devenue complètement paranoïaque par rapport à mon garage. A ma chambre après le garage, quoi. Quand je ferme mes volets j&apos;ai peur qu&apos;une main attrape mon bras. Quand je monte les escaliers je sens la petite pièce noire derrière et je flippe. Même là quand j&apos;écris je dois me retourner pour vérifier que personne n&apos;est derrière moi. Pareil pour quand je me brosse les dents. D&apos;ailleurs ça me fait flipper d&apos;écrire ça parce que toutes les angoisses ressurgissent. 
Mais ce soir ça a été l&apos;apogée. Je cherchais mon t-shirt fétiche dans le panier à linge sale quand soudain j&apos;ai senti un truc poilu. J&apos;ai sursauté et j&apos;ai regardé, j&apos;ai vu un rat ou une souris bouger. Donc, hurlante, je suis allée voir mes parents. Mon père a pris sa lampe de poche et m&apos;a suivie. Il n&apos;y avait que des chaussettes dans ce panier. Pas de moyen d&apos;en sortir, non plus, je pense.
Je suis sûre d&apos;avoir senti ces poils, beurk. Et pourtant si ça se trouve il n&apos;y a jamais eu de bête. Si ça se trouve je suis folle.
En tout cas une chose est sûre j&apos;ai jamais eu autant besoin de vacances, et j&apos;ai de plus en plus l&apos;impression qu&apos;il s&apos;agit maintenant d&apos;une question de survie.
Vivement demain.

</summary>
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		<issued>2008-04-18T23:26:57Z</issued>
		<modified>2008-04-18T23:26:57Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://delirium.joueb.com"><![CDATA[<p><font face="trebuchet ms,arial,helvetica,sans-serif">Depuis quelques jours je suis devenue complètement paranoïaque par rapport à mon garage. A ma chambre après le garage, quoi. Quand je ferme mes volets j'ai peur qu'une main attrape mon bras. Quand je monte les escaliers je sens la petite pièce noire derrière et je flippe. Même là quand j'écris je dois me retourner pour vérifier que personne n'est derrière moi. Pareil pour quand je me brosse les dents. D'ailleurs ça me fait flipper d'écrire ça parce que toutes les angoisses ressurgissent. <br />Mais ce soir ça a été l'apogée. Je cherchais mon t-shirt fétiche dans le panier à linge sale quand soudain j'ai senti un truc poilu. J'ai sursauté et j'ai regardé, j'ai vu un rat ou une souris bouger. Donc, hurlante, je suis allée voir mes parents. Mon père a pris sa lampe de poche et m'a suivie. Il n'y avait que des chaussettes dans ce panier. Pas de moyen d'en sortir, non plus, je pense.<br />Je suis sûre d'avoir senti ces poils, beurk. Et pourtant si ça se trouve il n'y a jamais eu de bête. Si ça se trouve je suis folle.<br />En tout cas une chose est sûre j'ai jamais eu autant <em>besoin</em> de vacances, et j'ai de plus en plus l'impression qu'il s'agit maintenant d'une question de survie.<br />Vivement demain.</font></p>]]></content>
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		<title>Laissez un message et je vous rappelerai.</title>
		<author>
		<name>Lissadell</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Hier je voulais écrire un post rageux, comme quoi quand elle m&apos;avait dit que ce n&apos;était qu&apos;une passade, cette proximité, que ça allait et venait, que les relations changeaient constamment, ça m&apos;avait énervée, je m&apos;étais dit, pour toi peut-être, mais entre elle et moi maintenant c&apos;est parfait, c&apos;est la complicité absolue, la folie, rien ne peut changer. 
Je voulais écrire un post rageux parce que le futur lui a donné raison, en fait ça commençait à se profiler déjà, quand elle m&apos;avait écrit ces mots, mais je ne voulais rien voir. Et voilà. Hier j&apos;en ai versé une larme, de voir que ce qui est bien pour l&apos;autre n&apos;est pas toujours bien pour soi. Qu&apos;une nouveauté peut tuer une amitié. Etc.
Ouais, hier j&apos;ai pleuré, mais aujourd&apos;hui je m&apos;en fous. Ou je dis que je m&apos;en fous. J&apos;ai le ventre un peu serré, de faire ma conne, de sentir que je l&apos;énerve, mais je veux dire, tant pis, je ne suis pas en état de faire des concessions, de m&apos;excuser, je ne m&apos;accuse plus de tous les maux, j&apos;arrête de porter le poids de mes erreurs.
J&apos;en peux plus, je veux juste dormir, ne pas avoir à penser à tous ces détails qui polluent le quotidien. Je veux m&apos;oublier et pour ça j&apos;ai arrêté d&apos;avoir une si grande conscience de moi et de mes actes.
Faut pas s&apos;inquiéter, dès que j&apos;aurai pris le temps, ça reviendra, mais pour le moment je mets toutes mes disputes en pause, les malentendus aussi, revenez plus tard, quand le bureau des réclamations sera ouvert. (Il risque d&apos;être over plein, après, tellement j&apos;ai l&apos;impression d&apos;être agressive ou inattentive, au choix, et de me mettre les gens à dos.)

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://delirium.joueb.com/news/laissez-un-message-et-je-vous-rappelerai"/>
		<id>http://delirium.joueb.com/news/laissez-un-message-et-je-vous-rappelerai</id>
		<issued>2008-04-17T20:31:56Z</issued>
		<modified>2008-04-17T20:31:56Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://delirium.joueb.com"><![CDATA[<p><font face="trebuchet ms,arial,helvetica,sans-serif">Hier je voulais écrire un post rageux, comme quoi quand elle m'avait dit que ce n'était qu'une passade, cette proximité, que ça allait et venait, que les relations changeaient constamment, ça m'avait énervée, je m'étais dit, pour toi peut-être, mais entre elle et moi maintenant c'est parfait, c'est la complicité absolue, la folie, rien ne peut changer. <br />Je voulais écrire un post rageux parce que le futur lui a donné raison, en fait ça commençait à se profiler déjà, quand elle m'avait écrit ces mots, mais je ne voulais rien voir. Et voilà. Hier j'en ai versé une larme, de voir que ce qui est bien pour l'autre n'est pas toujours bien pour soi. Qu'une nouveauté peut tuer une amitié. Etc.<br />Ouais, hier j'ai pleuré, mais aujourd'hui je m'en fous. Ou je dis que je m'en fous. J'ai le ventre un peu serré, de faire ma conne, de sentir que je l'énerve, mais je veux dire, tant pis, je ne suis pas en état de faire des concessions, de m'excuser, je ne m'accuse plus de tous les maux, j'arrête de porter le poids de mes erreurs.<br />J'en peux plus, je veux juste dormir, ne pas avoir à penser à tous ces détails qui polluent le quotidien. Je veux m'oublier et pour ça j'ai arrêté d'avoir une si grande <em>conscience</em> de moi et de mes actes.<br />Faut pas s'inquiéter, dès que j'aurai pris le temps, ça reviendra, mais pour le moment je mets toutes mes disputes en pause, les malentendus aussi, revenez plus tard, quand le bureau des réclamations sera ouvert. (Il risque d'être over plein, après, tellement j'ai l'impression d'être agressive ou inattentive, au choix, et de me mettre les gens à dos.)</font></p>]]></content>
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		<title>Show me the way...</title>
		<author>
		<name>Lissadell</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Bon. Pas de panique à l&apos;horizon. Je crois que ça a été un grand soulagement, en fait, de rendre tous ces trucs aujourd&apos;hui. Après j&apos;ai voulu bosser à la bibliothèque, et puis il y avait E., alors on a discuté, enfin il a beaucoup parlé, quoi. Mais ça m&apos;a pas dérangée, parce que je sortais de quelque chose comme cinq heures à bosser, parce qu&apos;il fallait que je décompresse, un peu.
Ca m&apos;a fait plaisir de sentir que je pouvais de nouveau parler, d&apos;abord avec M. que j&apos;ai délaissée, ou elle, je sais plus, enfin c&apos;est pas grave, puis E. qui semblait être vraiment content de discuter avec moi. C&apos;était même un peu... je sais pas, surprenant. 
Bref, il me reste le dossier pour vendredi. J&apos;ai fini de lire Sartre à la bibli, quand même. J&apos;ai quatre pages de prise de notes. Plus qu&apos;à trouver comment rédiger ça, mais ça sera à l&apos;arrache, forcément. Je ne m&apos;inquiète plus trop, il me reste demain, et j&apos;ai repris des forces, peut-être que je n&apos;en chialerai pas d&apos;encore bosser à minuit. Bon par contre je suis censée passer mon partiel d&apos;anglais vendredi, aussi, mais la prof semble avoir la fâcheuse habitude de n&apos;aller voir ses mails que le mardi soir, j&apos;espère qu&apos;elle va changer ça. 

Sinon, demain, je me teins les cheveux. En rouge. Je vais chez la dermato, pour les trucs de mon oeil qui allaient se propager, dixit Marie, et qui l&apos;ont fait. J&apos;ai mes sandales de Jésus à récupérer, aussi. J&apos;espère qu&apos;elles sont chouettes. Puis boulot, boulot, et baby sitting. Ca va.

Oui. Ca va. Même si je suis triste de pas avoir l&apos;occasion de revoir ma grand-mère avant la rentrée. Dimanche elle disait que pour le moment, tout était comme si Tad était à St Pabu huit ou dix jours, et que le contre-coup arriverait plus tard. Ce soir mon père est allé la voir... elle lui a dit que c&apos;était comme s&apos;il était à St Pabu, certes, sauf qu&apos;il ne l&apos;appelait pas. 
Je ne sais pas... si je me pose et que j&apos;y pense trop, ma tête devient un vase qui déborde. Si je cligne des paupières pour oublier, je me dégoûte à me noyer dans le superficiel.
Mais je ne m&apos;inquiète pas, je trouverai. 
C&apos;est juste que je n&apos;arrive pas à y croire. Ce n&apos;était pas une façon de parler. Tad est immortel et l&apos;a toujours été pour tous. Quel putain de choc à la con. </summary>
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		<issued>2008-04-16T22:16:14Z</issued>
		<modified>2008-04-16T22:16:14Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://delirium.joueb.com"><![CDATA[Bon. Pas de panique à l'horizon. Je crois que ça a été un grand soulagement, en fait, de rendre tous ces trucs aujourd'hui. Après j'ai voulu bosser à la bibliothèque, et puis il y avait E., alors on a discuté, enfin il a beaucoup parlé, quoi. Mais ça m'a pas dérangée, parce que je sortais de quelque chose comme cinq heures à bosser, parce qu'il fallait que je décompresse, un peu.
Ca m'a fait plaisir de sentir que je pouvais de nouveau parler, d'abord avec M. que j'ai délaissée, ou elle, je sais plus, enfin c'est pas grave, puis E. qui semblait être vraiment content de discuter avec moi. C'était même un peu... je sais pas, surprenant. 
Bref, il me reste le dossier pour vendredi. J'ai fini de lire Sartre à la bibli, quand même. J'ai quatre pages de prise de notes. Plus qu'à trouver comment rédiger ça, mais ça sera à l'arrache, forcément. Je ne m'inquiète plus trop, il me reste demain, et j'ai repris des forces, peut-être que je n'en chialerai pas d'encore bosser à minuit. Bon par contre je suis censée passer mon partiel d'anglais vendredi, aussi, mais la prof semble avoir la fâcheuse habitude de n'aller voir ses mails que le mardi soir, j'espère qu'elle va changer ça. 

Sinon, demain, je me teins les cheveux. En rouge. Je vais chez la dermato, pour les trucs de mon oeil qui allaient se propager, dixit Marie, et qui l'ont fait. J'ai mes sandales de Jésus à récupérer, aussi. J'espère qu'elles sont chouettes. Puis boulot, boulot, et baby sitting. Ca va.

Oui. Ca va. Même si je suis triste de pas avoir l'occasion de revoir ma grand-mère avant la rentrée. Dimanche elle disait que pour le moment, tout était comme si Tad était à St Pabu huit ou dix jours, et que le contre-coup arriverait plus tard. Ce soir mon père est allé la voir... elle lui a dit que c'était comme s'il était à St Pabu, certes, sauf qu'il ne l'appelait pas. 
Je ne sais pas... si je me pose et que j'y pense trop, ma tête devient un vase qui déborde. Si je cligne des paupières pour oublier, je me dégoûte à me noyer dans le superficiel.
Mais je ne m'inquiète pas, je trouverai. 
C'est juste que je n'arrive pas à y croire. Ce n'était pas une façon de parler. Tad est immortel et l'a toujours été pour tous. Quel putain de choc à la con. ]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Je bosse.</title>
		<author>
		<name>Lissadell</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Je travaille depuis 8h15. Une pause pour la douche, une pour manger, et c&apos;est tout.
Putain qu&apos;est ce que c&apos;est long. J&apos;ai fait ma socio mais c&apos;est tout pourri.
Là j&apos;attaque Gondry et B. m&apos;a bien aidée, alors ça devrait aller tout seul. Par contre il sera pas forcément tapé à l&apos;ordi et ça risque d&apos;être un problème.
Après il me reste ce putain de dossier que je vais commencer à la fac, dans une heure ou deux, puis le partiel d&apos;anglais, et fini.
Ca va un peu mieux, même si je sais que le dossier c&apos;est un énorme boulot.
Je me sens mieux qu&apos;hier. Ca revient toujours la nuit.</summary>
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		<issued>2008-04-16T11:47:32Z</issued>
		<modified>2008-04-16T11:47:32Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://delirium.joueb.com"><![CDATA[<font face="trebuchet ms,arial,helvetica,sans-serif">Je travaille depuis 8h15. Une pause pour la douche, une pour manger, et c'est tout.<br />Putain qu'est ce que c'est long. J'ai fait ma socio mais c'est tout pourri.<br />Là j'attaque Gondry et B. m'a bien aidée, alors ça devrait aller tout seul. Par contre il sera pas forcément tapé à l'ordi et ça risque d'être un problème.<br />Après il me reste ce putain de dossier que je vais commencer à la fac, dans une heure ou deux, puis le partiel d'anglais, et fini.<br />Ca va un peu mieux, même si je sais que le dossier c'est un énorme boulot.<br />Je me sens mieux qu'hier. Ca revient toujours la nuit.</font>]]></content>
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		<title>Somebody help me...</title>
		<author>
		<name>Lissadell</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">En fait ça ne va pas du tout.
Je ne suis plus bonne à rien. C&apos;est la première fois que je reporte tous mes devoirs, sans réussir à m&apos;en sortir en speed la veille au soir, mais m&apos;en sortir quand même. Là je m&apos;enfonce dans une sorte de marécage dégueulasse et j&apos;arrive pas à émerger.
La mort de mon grand-père agit d&apos;une façon beaucoup plus vicieuse que ce que j&apos;aurais cru. Je pensais avoir à vivre un moment d&apos;intense douleur, à pleurer non stop. Alors que déjà, il y a eu une période de gestation, ça a évolué progressivement... Et puis je ne pleure pas tout le temps, je ne pleure pas, en apparence, pour ça, mais parce que je suis crevée, débordée, parce que je suis vide et que je ne sais pas comment je vais faire tout mon boulot. Alors personne n&apos;est dupe, même pas moi, toutes ces raisons sont les conséquences de sa mort.. 
Je voudrais tellement pouvoir prendre le temps, de l&apos;accepter, pouvoir me reposer, mais non. Je dois d&apos;abord rendre tous mes dossiers, et ça me bousille de l&apos;intérieur. Je n&apos;ai la force ni de les faire, ni de penser à mon grand-père. Tout reste flou et hybride. 
Je suis en train de tomber malade, en plus, tellement tout mon corps n&apos;en peut plus. 
Je me demande comment je vais arriver jusqu&apos;à vendredi.
Déjà, heureusement, je ne vais pas aller beaucoup à la fac cette semaine, alors ça m&apos;évite de ne pas trouver quoi dire aux gens. De fuir en solitaire. D&apos;être complètement dans les vapes sans un mot d&apos;humour. 
Moi qui avais envie d&apos;aller à la fac pour voir les copains, avant, maintenant l&apos;idée d&apos;être dans un cours avec des gens que je connais me donne la gerbe...
Et j&apos;ai peur dès que je dois voir des amis.
Putain Bruno j&apos;aimerais tellement que tu me prennes dans tes bras et que tu me berces lentement. J&apos;en peux plus.
Je n&apos;étais jamais tombée... comme ça.

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://delirium.joueb.com/news/somebody-help-me"/>
		<id>http://delirium.joueb.com/news/somebody-help-me</id>
		<issued>2008-04-15T21:04:22Z</issued>
		<modified>2008-04-15T21:09:34Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://delirium.joueb.com"><![CDATA[<p><font face="trebuchet ms,arial,helvetica,sans-serif">En fait ça ne va pas du tout.<br />Je ne suis plus bonne à rien. C'est la première fois que je reporte tous mes devoirs, sans réussir à m'en sortir en speed la veille au soir, mais m'en sortir quand même. Là je m'enfonce dans une sorte de marécage dégueulasse et j'arrive pas à émerger.<br />La mort de mon grand-père agit d'une façon beaucoup plus vicieuse que ce que j'aurais cru. Je pensais avoir à vivre un moment d'intense douleur, à pleurer non stop. Alors que déjà, il y a eu une période de gestation, ça a évolué progressivement... Et puis je ne pleure pas tout le temps, je ne pleure pas, en apparence, pour ça, mais parce que je suis crevée, débordée, parce que je suis vide et que je ne sais pas comment je vais faire tout mon boulot. Alors personne n'est dupe, même pas moi, toutes ces raisons sont les conséquences de sa mort.. <br />Je voudrais tellement pouvoir prendre le temps, de l'accepter, pouvoir me reposer, mais non. Je dois d'abord rendre tous mes dossiers, et ça me bousille de l'intérieur. Je n'ai la force ni de les faire, ni de penser à mon grand-père. Tout reste flou et hybride. <br />Je suis en train de tomber malade, en plus, tellement tout mon corps n'en peut plus. <br />Je me demande comment je vais arriver jusqu'à vendredi.<br />Déjà, heureusement, je ne vais pas aller beaucoup à la fac cette semaine, alors ça m'évite de ne pas trouver quoi dire aux gens. De fuir en solitaire. D'être complètement dans les vapes sans un mot d'humour. <br />Moi qui avais envie d'aller à la fac pour voir les copains, avant, maintenant l'idée d'être dans un cours avec des gens que je connais me donne la gerbe...<br />Et j'ai peur dès que je dois voir des amis.<br />Putain Bruno j'aimerais tellement que tu me prennes dans tes bras et que tu me berces lentement. J'en peux plus.<br />Je n'étais jamais tombée... comme ça.</font></p>]]></content>
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