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Lissadell : Je me méfie.
Songe : Le Terrain prend des étudiants à la semaine en vacations pour du télé-sondage : [Lien]
Il suffit de les appeler et ils te reçoivent en entretien. C'est un peu pénible comme job mais ça passe vite :)
Lissadell : Merci. :)
Lissadell : Et sinon, je déteste qu'on me parle à voix haute de ce que j'ai écris sur mon blog. C'est fait pour être lu, certes, mais pas pour être commenté. Ce n'est pas un moyen pour moi de passer des messages aux gens. Juste de dire ce que je ressens, et non la vérité.
Je suis très pudique, des mots.
inconsciente : Je suis avec toi et je te comprends. Bon courage...
Khachoe : Je suis passée par là, je ne commente pas, mais je comprends aussi.
Henhygmah : [Lien]
Lissadell : Merci.
stupidchick : tu peux effacer les commentaires et bloquer les commentaires.
Lissadell : Pourquoi ?
stupidchick : si tu ne veux pas de commentaires.
Lissadell : Quand je n'en veux pas je les bloque. Don't worry. :)


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Dimanche 11 Mai 2008
Quand on parle du loup...
Je devrais un peu paniquer, au niveau des partiels, parce que ça arrive à grands pas et je ne révise pas puisque je fais mes dossiers restant. Mais c'est surtout lundi prochain que ça va être horrible. Six heures d'affilée de partiel sur des cours que je n'ai pas vraiment, parce que je n'ai rien compris ce que disait le prof, ou parce que le cours n'avançait pas.
Je me rends pas bien compte que j'ai eu la moyenne de justesse au premier semestre et que je dois faire gaffe. Je rends de la merde et ne m'inquiète pas. Faut dire qu'aucun prof ne m'a donné mes notes de mi-semestre, alors je ne peux que spéculer, ou ne pas y penser.
En attendant j'aimerais tout finir demain, ce dossier d'atelier d'écriture bien entamé, et surtout faire totalement celui de ciné. Parce que je supporterai pas de ne pas sortir pendant trois jours, lundi faudrait que je m'aère !
Au pire si j'ai fini ça déjà, j'irai réviser ma socio au jardin du Luxembourg. Ou ailleurs.
Vivement que tout ça soit fini, et que je puisse ne me préoccuper que de mon avenir, plus ou moins immédiat.
Ecrit par Lissadell, à 00:14 dans la rubrique "Day by day".
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Samedi 19 Avril 2008
Il était temps

Je pars en Espagne.
Puis en Bretagne.
Donc euh, see you dans deux semaines, babies.

Ecrit par Lissadell, à 12:37 dans la rubrique "Day by day".
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Psycho

Depuis quelques jours je suis devenue complètement paranoïaque par rapport à mon garage. A ma chambre après le garage, quoi. Quand je ferme mes volets j'ai peur qu'une main attrape mon bras. Quand je monte les escaliers je sens la petite pièce noire derrière et je flippe. Même là quand j'écris je dois me retourner pour vérifier que personne n'est derrière moi. Pareil pour quand je me brosse les dents. D'ailleurs ça me fait flipper d'écrire ça parce que toutes les angoisses ressurgissent.
Mais ce soir ça a été l'apogée. Je cherchais mon t-shirt fétiche dans le panier à linge sale quand soudain j'ai senti un truc poilu. J'ai sursauté et j'ai regardé, j'ai vu un rat ou une souris bouger. Donc, hurlante, je suis allée voir mes parents. Mon père a pris sa lampe de poche et m'a suivie. Il n'y avait que des chaussettes dans ce panier. Pas de moyen d'en sortir, non plus, je pense.
Je suis sûre d'avoir senti ces poils, beurk. Et pourtant si ça se trouve il n'y a jamais eu de bête. Si ça se trouve je suis folle.
En tout cas une chose est sûre j'ai jamais eu autant besoin de vacances, et j'ai de plus en plus l'impression qu'il s'agit maintenant d'une question de survie.
Vivement demain.

Ecrit par Lissadell, à 01:26 dans la rubrique "Day by day".
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Jeudi 17 Avril 2008
Laissez un message et je vous rappelerai.

Hier je voulais écrire un post rageux, comme quoi quand elle m'avait dit que ce n'était qu'une passade, cette proximité, que ça allait et venait, que les relations changeaient constamment, ça m'avait énervée, je m'étais dit, pour toi peut-être, mais entre elle et moi maintenant c'est parfait, c'est la complicité absolue, la folie, rien ne peut changer.
Je voulais écrire un post rageux parce que le futur lui a donné raison, en fait ça commençait à se profiler déjà, quand elle m'avait écrit ces mots, mais je ne voulais rien voir. Et voilà. Hier j'en ai versé une larme, de voir que ce qui est bien pour l'autre n'est pas toujours bien pour soi. Qu'une nouveauté peut tuer une amitié. Etc.
Ouais, hier j'ai pleuré, mais aujourd'hui je m'en fous. Ou je dis que je m'en fous. J'ai le ventre un peu serré, de faire ma conne, de sentir que je l'énerve, mais je veux dire, tant pis, je ne suis pas en état de faire des concessions, de m'excuser, je ne m'accuse plus de tous les maux, j'arrête de porter le poids de mes erreurs.
J'en peux plus, je veux juste dormir, ne pas avoir à penser à tous ces détails qui polluent le quotidien. Je veux m'oublier et pour ça j'ai arrêté d'avoir une si grande conscience de moi et de mes actes.
Faut pas s'inquiéter, dès que j'aurai pris le temps, ça reviendra, mais pour le moment je mets toutes mes disputes en pause, les malentendus aussi, revenez plus tard, quand le bureau des réclamations sera ouvert. (Il risque d'être over plein, après, tellement j'ai l'impression d'être agressive ou inattentive, au choix, et de me mettre les gens à dos.)

Ecrit par Lissadell, à 22:31 dans la rubrique "Day by day".
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Show me the way...
Bon. Pas de panique à l'horizon. Je crois que ça a été un grand soulagement, en fait, de rendre tous ces trucs aujourd'hui. Après j'ai voulu bosser à la bibliothèque, et puis il y avait E., alors on a discuté, enfin il a beaucoup parlé, quoi. Mais ça m'a pas dérangée, parce que je sortais de quelque chose comme cinq heures à bosser, parce qu'il fallait que je décompresse, un peu.
Ca m'a fait plaisir de sentir que je pouvais de nouveau parler, d'abord avec M. que j'ai délaissée, ou elle, je sais plus, enfin c'est pas grave, puis E. qui semblait être vraiment content de discuter avec moi. C'était même un peu... je sais pas, surprenant.
Bref, il me reste le dossier pour vendredi. J'ai fini de lire Sartre à la bibli, quand même. J'ai quatre pages de prise de notes. Plus qu'à trouver comment rédiger ça, mais ça sera à l'arrache, forcément. Je ne m'inquiète plus trop, il me reste demain, et j'ai repris des forces, peut-être que je n'en chialerai pas d'encore bosser à minuit. Bon par contre je suis censée passer mon partiel d'anglais vendredi, aussi, mais la prof semble avoir la fâcheuse habitude de n'aller voir ses mails que le mardi soir, j'espère qu'elle va changer ça.

Sinon, demain, je me teins les cheveux. En rouge. Je vais chez la dermato, pour les trucs de mon oeil qui allaient se propager, dixit Marie, et qui l'ont fait. J'ai mes sandales de Jésus à récupérer, aussi. J'espère qu'elles sont chouettes. Puis boulot, boulot, et baby sitting. Ca va.

Oui. Ca va. Même si je suis triste de pas avoir l'occasion de revoir ma grand-mère avant la rentrée. Dimanche elle disait que pour le moment, tout était comme si Tad était à St Pabu huit ou dix jours, et que le contre-coup arriverait plus tard. Ce soir mon père est allé la voir... elle lui a dit que c'était comme s'il était à St Pabu, certes, sauf qu'il ne l'appelait pas.
Je ne sais pas... si je me pose et que j'y pense trop, ma tête devient un vase qui déborde. Si je cligne des paupières pour oublier, je me dégoûte à me noyer dans le superficiel.
Mais je ne m'inquiète pas, je trouverai.
C'est juste que je n'arrive pas à y croire. Ce n'était pas une façon de parler. Tad est immortel et l'a toujours été pour tous. Quel putain de choc à la con.
Ecrit par Lissadell, à 00:16 dans la rubrique "Day by day".
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Mercredi 16 Avril 2008
Je bosse.
Je travaille depuis 8h15. Une pause pour la douche, une pour manger, et c'est tout.
Putain qu'est ce que c'est long. J'ai fait ma socio mais c'est tout pourri.
Là j'attaque Gondry et B. m'a bien aidée, alors ça devrait aller tout seul. Par contre il sera pas forcément tapé à l'ordi et ça risque d'être un problème.
Après il me reste ce putain de dossier que je vais commencer à la fac, dans une heure ou deux, puis le partiel d'anglais, et fini.
Ca va un peu mieux, même si je sais que le dossier c'est un énorme boulot.
Je me sens mieux qu'hier. Ca revient toujours la nuit.
Ecrit par Lissadell, à 13:47 dans la rubrique "Day by day".
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Mardi 15 Avril 2008
Youplaboum
J'ai eu mon code !
Et ça donne de la motivation. Maintenant, je me sens capable de travailler, d'avancer. Ok je me vois déjà parcourir le monde dans ma voiture... D'ailleurs on va peut-être racheter celle de mon grand-père, et si j'le veux, je la rachèterai, moi, elle sera à moi toute seule et en même temps elle aura été à Tad. Ca me tient foutrement à coeur.
Bon maintenant faut que j'aborde avec sérennité tout le boulot qu'il me reste.
Mais je me sens férocement vivante. (Poooour le moment !! Hum. Références, références...)
Ecrit par Lissadell, à 10:31 dans la rubrique "Day by day".
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Lundi 14 Avril 2008
Laissez-moi dormir.

Je suis fatiguée.
Fatiguée.
Je me demande si J. m'a entendu hier, pleurer dans mon lit comme une gamine affolée. J'en avais perdu le souffle, et le son montait, montait, sans que je réussisse à l'arrêter. Ca a bien duré dix minutes, à m'épuiser le corps et l'esprit. Et puis je me suis forcée à respirer lentement, à reprendre le contrôle, je me suis endormie.
Mais j'entendais mon frère vivre dans la pièce d'à côté, et je me disais qu'il ne pouvait qu'entendre. Que peut-être il allait venir, et que je ne voulais pas, non, avoir à expliquer, sentir un regard inquiet, et que je voulais aussi, ne plus être seule, tellement seule à tenter d'étouffer mon désespoir.
Tout c'est embrouillé. Il se passe trop de choses. Je suis tellement dépassée, que je me demande comment je tiens encore debout. A la fin de la semaine, tout ira mieux, pour les cours. Mais je suis toujours inquiète pour B., même si ça va mieux, la crise est passée. Seulement ce matin il n'était pas sûr de retourner en cours et je n'ai pas compris, surtout je ne sais pas s'il a compris ce que je lui disais. Je me demande parfois si c'est moi qui ne suis pas folle, à vouloir absolument qu'il continue son droit au lieu de trouver à financer son école de photo. Mais non, je sais que si l'année prochaine il vient sans études, juste pour bosser pour payer l'école ensuite, il ne met pas les chances de son côté. Je connais trop de gens qui ont voulu reprendre leurs études et se sont fait jeter, parce qu'ils n'avaient rien fait avant.
Quand je lui ai dit ça hier, il semblait avoir compris, mais là...

Et puis je ne peux pas supporter de le coacher dans sa crise existentielle, parce que moi aussi, c'est le moment où je me demande ce que je vais faire de ma vie, où je vais aterrir quand j'aurai ma licence, si je trouverai d'ici l'année prochaine ce que je veux, vraiment, et comment le faire.
Je n'ai pas peur que de ça, en plus. Je ne sais pas comment m'occuper du logement sur Paris, comment m'organiser, je n'ai pas encore de boulot pour juillet, je n'ai rien que des doutes et des peurs, surtout des peurs. Pourtant je veux vraiment être à Paris, être libre de tous mouvements, mais j'aimerais bien être guidée, être aidée, c'est vrai. Seulement tout le monde est dans la même merde.

Enfin j'ose espérer que ça s'arrangera progressivement, qu'après cette semaine je me détendrai, une fois que j'aurai rendu mon dossier sur Sartre, ma fiche de lecture en socio de la déviance, ma chronique sur Gondry et mon commentaire sur Verlaine.
J'ose espérer qu'après les vacances, ou pendant, je trouverai le temps de postuler partout, d'avoir quelque chose.
Et j'ose espérer comprendre comment prendre un appart, si on peut avoir les apl dès le premier mois, et sinon comment s'en sortir, savoir où sera M., si elle est sûre d'avoir quelque chose sur Paris, tout ça quoi...

Ca pourrait être excitant, n'empêche, tous ces projets, mais dans les circonstances actuelles, tout me fait peur et me paraît un gouffre. J'ai tout le temps envie de pleurer et tout me fait penser à Tad, et à la mort. J'ai envie de voir ma grand-mère tout le temps, parce que je suis inquiète, mais aussi pour me sentir rattachée à mon grand-père, à son souvenir, pour partager ce sentiment d'irréel, sentir que quelqu'un d'autre ne réalise pas encore tout à fait, et, finalement, est encore plus paumé que moi. Mais ce n'est pas de la méchanceté, ni pour me rassurer, juste... pour être un peu moins seule et moins perdue face à ma tristesse et mon désarroi.

Ecrit par Lissadell, à 19:59 dans la rubrique "Day by day".
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Dimanche 13 Avril 2008
Il faut avancer
Hier, j'ai ressenti un pincement au coeur en disant au revoir à mes parents, avant de filer vers Paris. Ca faisait une semaine qu'on était les uns sur les autres, à ne pas se quitter et à ne pas voir d'amis, pour ma part. Une semaine qu'on alternait rires et larmes, tendresse aussi.
Mais je savais qu'il fallait que je recommence dès maintenant à sortir, à voir du monde. Ne pas me morfondre, continuer de vivre.
Et j'n'ai pas regretté. Ca n'a été dur que dans le voyage en train, en plus avec le caillassage qui nous a immobilisés, j'avais du temps pour ressasser la tristesse et l'absence. Mais c'est passé, ensuite.
En plus, j'ai adoré l'ambiance de Penelope, un décor à la Tim Burton, un style vraiment marqué (qu'à mon avis, on peut aussi bien détester), et puis ce mec, putain. Eh eh.
Enfin. J'ai envie de plus de soirées comme ça.
Ca m'a reboostée pour chercher un appart à Paris, l'année prochaine. Avoir les cinés et les copines à portée de main. Pouvoir se faire ça quand on veut, sans mettre une heure trente à venir...
De toute manière il faut que je vive à fond, et que je baisse pas les bras : il me faut un boulot, un appart, et organiser mes vacances. C'est l'essentiel et ça me paraît tellement compliqué qu'il serait facile d'abandonner, mais je refuse ! Faut que je me prenne en main et que je ne fasse pas que parler d'indépendance, c'est trop facile ça, il faut que je prouve que j'en veux vraiment.
Ecrit par Lissadell, à 18:13 dans la rubrique "Day by day".
Lien permanent 2 commentaires


Samedi 12 Avril 2008
Contre-coup
C'était merveilleux, la Bretagne.
Toute la famille unie dans les larmes, mais dans les rires, aussi. On a passé trois jours à vingt, sans jamais se quitter plus d'une heure ou deux.
Ca rapproche, tout ça, ça rapproche. Et même si Mamine regrette que cela se fasse sans Tad, il serait content. Oui. Et elle avait bien besoin de ça, qu'on lui change les idées, qu'on l'aide à ne pas penser.
C'est dingue de voir son côté aimant. On les voyait s'engueuler à tout bout de champ, soupirer et ne pas se supporter, mais maintenant on sait combien elle l'aimait, combien elle l'aime.
Il y avait tellement de gens auxquels on ne s'attendait pas, aux célébrations. Et puis on s'est retrouvés tous les quatre dans les bras les uns des autres, nous qui osons à peine nous faire la bise, même si nous sommes frères et soeurs. Benji a pleuré, il a réalisé en voyant le cercueil, et ça fendait le coeur. On a lu sans faillir des intentions de prière dont on n'a même pas compris les mots.
Et puis ce poème que P. a lu à deux reprises, les lèvres tremblotantes, ce poème qui correspond si bien, qui est si beau.
C'est dur, de revenir. J'ai pleuré dans la voiture, je me suis endormie, et j'ai pleuré encore. Cette fois c'était la fin. Toutes ces cérémonies, toutes ces retrouvailles familiales faisaient partie du cheminement vers l'acceptation, et le retour en solitaire voulait tout dire. Cette fois, je sais qu'il est mort, bel et bien mort. C'est pour ça que j'ai pleuré.
Il faut que les choses retournent à la normale, mais je vois encore mal comment. Même si j'ai cinq trucs énormes à rendre dans le courant de la semaine, je suis encore dépassée par les évènements, je ne sais pas comment me sortir la tête hors de l'eau.
Je n'ai qu'une envie, c'est de courir rassembler tout le monde, oncles et tantes, cousins, grand-mère et parents, et qu'on boive de nouveau, qu'on joue aux cartes et qu'on rit, pour nous occuper.
Ecrit par Lissadell, à 12:57 dans la rubrique "Day by day".
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Dimanche 06 Avril 2008
I'm so tired i can't sleep
Ca fait depuis que Bruno est venu par surprise que j'suis pas allée au ciné. Je ne suis même pas sûre que j'aurai l'occasion, ou le temps, d'y aller une seule fois au mois d'avril. C'est pourri car je veux absolument voir J'ai toujours voulu être un gangster, A bord du Darjeeling Limited, et j'aimerais bien voir Il y a longtemps que je t'aime, au moins. Je vais essayer de me débrouiller pour y aller quand même. 
Mais j'ai tellement de boulot, et je me sens incapable de faire quoi que ce soit. Je veux juste dormir, en fait, ou me traîner. Mais surtout dormir. Demain peut-être que j'aurai un peu de temps, qui sait. Un peu de motivation, aussi, dans l'après midi.
Le coiffeur a coupé mes mèches sur les côtés, et ce n'est pas beau, c'est droit et trop court, j'aimerais tant qu'elles repoussent dans la nuit.
Je...
Devrais me forcer à me coucher.
Ecrit par Lissadell, à 00:57 dans la rubrique "Day by day".
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Samedi 05 Avril 2008
Finalement, je manque de moyens
En fait, je veux créer, prendre des photos, dessiner, je ne sais pas.
Je veux que quelque chose me réveille. 
Ma vie est en désordre. Je ne sais plus à quoi penser, les problèmes matériels se mêlent aux deuils, et ça ne fait pas bon ménage. Je me sens coupable. Je ne sais même pas bien de quoi. Je dors mal, je pleure avant de m'endormir : il n'y a qu'à ce moment précis où je réalise qu'il est mort.
J'essaie de penser à autre chose, et je m'en veux quand j'y arrive.
On n'ira pas en Chine, sûrement, parce que c'est pas malin, maintenant. Il vaudrait mieux garder notre fric pour aménager à Paris. Enfin je m'avoue que je trouvais l'idée de Chine assez impossible. J'aimerais qu'on aille quand même quelque part. Ce putain de séjour à Londres que j'attends depuis si longtemps, par exemple. Il faudrait qu'on aménage en juillet, et qu'on profite d'être sur Paris pour se faire une escapade rosbeefienne.
Finalement, j'ai des envies, mais tout est flou. Je n'aime pas ces moments de flottement, où je sais que si je ne me bouge pas le cul, rien ne changera. Et où je sais que je suis capable de pas me bouger le cul. Mais il faut que je fasse les choses par moi même, que j'attrape mon indépendance toute seule, comme une grande. 
Je veux être à St Pabu, c'est là que je serai près de Tad. Je regrette de pas avoir d'appareil photo à y amener, mercredi.
(Il n'y a que quand je pense à St Pabu que je pleure, maintenant. Comme si je croyais qu'il m'attendait là-bas, qu'il était à sa place, mais d'en parler, je réalise que non, que je ne le retrouverai plus réellement nulle part. Mais il sera toujours sur l'eau, pour moi. Ca m'a réconciliée avec St Pabu. J'irai cet été si je peux. A Pâques peut-être. J'irai, je sais que j'aurai besoin d'y aller, de toute manière.)

Je sais que Tad me manque mais tout le monde est trop "normal", dans le sens assez guilleret, comme si ce n'était plus qu'une question de paperasse, maintenant, que ça me perturbe beaucoup. Je sais qu'on ne peut pas se permettre de tous errer en pleurant, mais j'aurais aimé du calme, pour moi, me recueillir, j'aurais eu besoin de sentir qu'ils sont tristes eux aussi. Seul mon père a encore l'air triste, ici.
Ecrit par Lissadell, à 19:43 dans la rubrique "Day by day".
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